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 ✩ you won't feel a thing

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Lézardée
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MessageSujet: ✩ you won't feel a thing   Lun 5 Déc - 0:31

you won't feel a thing.
FEAT. G. DAGHER NYSTRAND & DOLLY MISSONI.

Depuis une semaine, Dolly Missoni arpentait les ruelles d'Ocean Grove, un petit tas de feuillets dans une main, une agrafeuse dans l'autre, déterminée à accoler sur tous les arbres du quartier son avis de recherche. Elle n'avait pas perdu un enfant, un chien ou un chat, mais quelque chose d'encore plus important selon elle : l'une de ses tarentules géantes ramenées du Congo lors d'un voyage au mois d'août et dont les spécificités et la rareté en font sa possession la plus précieuse. La jeune femme, qui tenait à ses araignées comme à la prunelle de ses yeux, ne minimisa pas ses efforts pour la traquer et espérer la récupérer en vie mais elle ne se faisait pas beaucoup d'illusions : les américains de ce quartier n'étaient pas connus pour être les plus fervents supporteurs des arachnides et le pavé des rues n'était pas l'habitat de prédilection de la tarentule perdue. Alors oui, Dolly recherchait d'avantage une araignée morte que vivante mais elle gardait la même détermination dans ses recherches. Après tout, si elle retrouvait un cadavre, elle passerait à la dissection plus tôt que prévu, et puis voilà.
Ce fut donc à la fin d'une journée infructueuse que Dolly consentit à prendre le chemin du retour mais quelque chose d'inexplicable (que certains appelleraient une intuition mais que la jeune femme définissait plutôt comme une combinaison d'indices imperceptibles à l'intelligence immédiate mais que le cerveau traitait tout de même de manière inconsciente) l'entraîna en direction du Greynolds Park. Le soleil commençait sa descente et le gardien des lieux ne tarderait pas à fermer les grilles du lieu mais Dolly s'y faufila tout de même et suivit d'un pas précautionneux, le sillage en gravillon. Elle n'allait très probablement rien trouver, mais elle scrutait le sol et les troncs d'arbre qu'elle croisait avec l'attention la plus complète jusqu'à ce que son regard se dépose sur une masse assise au pied d'un arbre. Ce n'était pas tant la personne présente qui avait accaparé son attention mais bel et bien les belles pattes velues qui se détachaient de l'écorce pour venir tâter l'épaule de l'individu. Le cœur de Dolly fit un bond dans sa poitrine et sans ménagement, elle se présenta à l'homme qui prenait malgré lui le rôle de paillasson à tarentule. Le visage souriant, Dolly s'accroupit pour se mettre à sa hauteur et tendit sa main avec la plus grande politesse du monde, bien décidée à ne pas empiéter sur sa zone de confort sans sa permission. « Pourriez-vous me la rendre, s'il vous plait ? » Ses yeux bleus glacial regardaient tantôt l'homme, tantôt l'araignée majestueuse sur son épaule, avec un calme destiné à lui être communiqué parce que Dolly avait beau être dévouée à ses araignées, elle savait bien (même si elle ne se l'expliquait toujours pas) que ce n'était pas une passion partagée par la majorité des individus autour d'elle.

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MessageSujet: Re: ✩ you won't feel a thing   Lun 5 Déc - 0:31

Les résultats des élections ne tarderaient pas à se faire connaître, et demain les habitants de Miami seraient fixés quant au nom de leur nouveau maire. Les collègues de travail de Dagher Nystrand, connus pour leur prévenance sans limite, ne perdaient pas une occasion pour le lui rappeler, d’une façon ou d’une autre, et ce à longueur de journée, au cas où l’avocat souffrait sans le savoir de troubles de la mémoire. Inutile de préciser que cette attitude commençait à sérieusement taper sur les nerfs de ce dernier, qui aurait donné n’importe quoi pour avoir la paix cinq minutes. Heureusement pour lui, son boulot était suffisamment prenant et lui permettait de trouver refuge dans la masse de travail à laquelle il était confronté, trouvant là une excuse pour couper court à toute conversation futile. Si un légiste venait à sa rencontre en s’exclamant « Demain, hein ?! » avec les doigts en revolver pointés vers lui, il ne pourrait plus répondre de lui. Son assistante veillait plus ou moins à ce qu’on le laisse tranquille – elle faisait preuve de beaucoup moins de zèle depuis qu’elle s’était embrouillée avec son supérieur la veille (il était décidemment trop irascible en ce moment) – mais cela ne suffisait pas, et il y en avait toujours pour passer à travers les mailles du filet. Aussi Dagher accueillit avec joie son heure de débauche ; s’il était rarement l’un des premiers à quitter son lieu de travail, il se permit cette petite exception et ne se fit pas prier, attrapant sa veste à la volée pour partir en trombe. Il avait à peine eu le temps de quitter son bâtiment que déjà son téléphone se mit à sonner : son assistante cherchait à le joindre. Trop grognon pour se montrer poli comme il veillait à l’être d’ordinaire, Dagher saisit son portable et y maugrée quelques mots, enjoignant sa secrétaire à faire preuve de concision et d’efficacité : il n’avait pas le temps de palabrer. C’était pour un dîner. Il était invité par ses collègues. Ses respectables collègues, qui attendaient une réponse respectueuse de sa part. Lentement, Dagher expire, s’efforce de rester calme ; de sa main qui tient son attaché-case, il s’essuie rapidement le front. « Je ne peux pas, dis leur que j’ai un dîner de prévu avec un client ce soir. » Ce n’était pas à proprement parler un mensonge, et, sans dire la vérité à son assistante, il ne lui avait pas non plus adressé un mensonge éhonté. Il lui demandait juste de mentir à sa place, restant volontairement flou quant à la véracité du fait qu’il venait d’énoncer.

Au volant de sa Cadillac, il desserre son nœud de cravate, trop distrait par le visage de tous les passants qu’il peut croiser pour se concentrer sur sa conduite. Il prend conscience qu’il n’a pas envie de rentrer chez lui. Il aurait juste voulu retourner à sa vie d’avant, quand il pouvait se saouler dans un parc en jogging sans que ça ne dérange qui que ce soit. Mais il n’était plus ce Dagher excentrique qui pouvait se permettre tout ce qu’il voulait. Il était ce Dagher excentrique qui, chaque matin, avant d’aller au travail, revêtait son costard-cravate et son masque d’honnête homme. Si cela ne lui plaisait pas fondamentalement, il se disait néanmoins que c’était pour le mieux. Il n’avait jamais été spécialement ambitieux, mais depuis qu’il avait emménagé à Miami, les attentes qu’il avait concernant sa propre personne avaient changé ; dorénavant, il s’astreignait à un certain régime de vie et veillait à toujours rester conforme à cet idéal qu’il s’était fixé. Il voulait briller en société. Pas par vanité, mais parce qu’il voulait que, le moment venu, Naomi le quitte sans culpabiliser. Il n’était pas dupe. Il était temps pour elle de quitter le nid, cela allait arriver, il devait se faire à cette idée. Et s’il restait cette espèce d’homme vaguement immature et définitivement associable, il risquait de la retenir en arrière, ce qu’il ne souhaitait pas. Il voulait qu’elle croit qu’il était capable de vivre sans elle. Et c’est de ce souhait un brin naïf que découlait tout ce jeu de rôle.

Il ignorait plus ou moins comment il avait terminé au Greynolds Park, adossé à un arbre à ressasser ses pensées, encore et encore, et il ne désirait pas spécialement élucider ce mystère. Et tout allait au mieux dans le pire des mondes jusqu’à ce qu’une créature humanoïde de type capillaire blond s’approche un peu trop du périmètre qu’il avait établi comme étant son territoire. Dans un premier temps, il se contente de l’ignorer, s’imaginant qu’elle s’en ira et le laissera tranquille s’il ne bouge pas – il avait probablement encore confondu les êtres humains et les guêpes, ce ne serait pas la première fois. Et quand elle lui adresse finalement la parole, il en vient à se demander si elle ne se trompe pas d’interlocuteur car le sens de ses mots lui paraît caché. « De quoi parlez-vous ? » réplique-t-il d’une voix ferme, presque sèche en vérité, avant de suivre son regard vers… l’araignée qui entreprenait de venir se lover au creux de son épaule. Figé à l’excès, presque catatonique, Dagher observe l’animal sans bouger le moindre muscle, exception faite de ceux de ses paupières et entourant ses yeux, qui pulsaient furieusement. Il fait tout ce qui est en son pouvoir pour garder son calme, sans parvenir à faire réellement illusion, et il est clair que ce n’est qu’une question de secondes avant qu’il ne pète un câble. « Enlevez-moi tout ça tout de suite de là. » exige-t-il d’un ton sans appel, tandis que son cœur bat furieusement dans sa poitrine. Il ne manquait vraiment qu’une araignée velue pour clore sa journée en beauté…

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MessageSujet: Re: ✩ you won't feel a thing   Lun 5 Déc - 0:31

Les pupilles de Dolly glissèrent lentement en direction de l'épaule de l'individu lorsqu'il lui demanda de quoi elle parlait. Malgré qu'elle soit pile en face de lui et qu'elle avait voté pour lui quelques heures plus tôt, elle ne l'avait pas reconnu pour la simple et bonne raison qu'il n'était pas dans sa posture médiatique ordinaire et que la pénombre qui grossissait de seconde en seconde camouflait déjà une large partie de ses traits les plus caractéristiques. Pour elle, il n'était qu'un individu lambda, un socle à son araignée, et possiblement une menace pour la créature. A peine se décida-t-elle à ouvrir la bouche pour lui répondre que l'homme obtint lui-même la réponse qu'il désirait en visionnant l'araignée qui évoluait lugubrement sur son épaule. Dolly serra alors les dents et retint son souffle en le voyant commencer doucement mais sûrement à paniquer. Elle rencontrait très souvent des personnes réagissant de la sorte mais elle ne s'était jamais résolue à s'y habituer. L'arachnologue ne comprenait pas ce qui, chez ses bestioles, pouvait révulser à ce point les êtres humains. Son père, Nazzareno Missoni, fut le premier individu qu'elle connut qui fut totalement réfractaire à sa passion. Lorsqu'elle était petite, elle se souvenait clairement de la façon dont il n'hésitait pas pour les écraser du pied, laissant sa fille unique en pleurs (larmes qui se révélèrent extrêmement rares dans l'économie globale de son existence) à chaque fois. Néanmoins, la jeune femme devait reconnaître que son interlocuteur actuel faisait preuve d'un self-control plutôt efficace puisqu'il n'avait pas, par exemple, agrippé violemment sa tarentule pour la jeter à terre ni essayé de l'écraser contre l'arbre derrière lui. Au contraire, il lui donnait la permission d'agir et de récupérer sa bête. Ne se faisant pas prier, Dolly leva sa main droite et vint avec lenteur attraper la tarentule entre son pouce et son index. Celle-ci essaya de s'agripper au tissu du vêtement de l'homme mais Dolly fut plus persévérante et l'araignée finit par lâcher prise. Le visage de la scientifique était serein et soulagé, mais traversé aussi d'une ombre soucieuse : l'homme pouvait à tout moment se rebiffer et faire un faux mouvement qui risquerait de blesser la créature. Une fois qu'elle la récupéra, la jeune femme put afficher un sourire de satisfaction et se laissa asseoir sur l'herbe, à genoux, toujours en face de l'individu, ne réalisant pas que garder l'araignée auprès de lui n'était pas une bonne idée. La blottissant entre ses paumes, Dolly la scruta avec attention, en murmurant des choses avant de relever son visage poupon vers l'homme. « Qu'est-ce qu'il serait advenu d'elle si vous ne l'aviez pas trouvée ? » Naïve, et surtout très peu réceptive aux sentiments d'autrui lorsque ces derniers ne les exprimaient pas verbalement, Dolly crut bon de tendre ses deux mains logeant l'araignée en direction du jeune homme, juste sous son nez. Là, elle ajouta avec le même entrain. « Elle est intacte, vous rendez-vous compte ?! » Les yeux écarquillés, c'était comme si elle venait de lui annoncer que la Terre était en fait plate et elle espérait qu'il se mette à son tour à contempler l'araignée pour en attester par lui-même. L'espoir fait vivre.

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MessageSujet: Re: ✩ you won't feel a thing   Lun 5 Déc - 0:31

Crispé au possible là où d'autres auraient gesticulé dans tous les sens, muet comme une carpe alors qu'il aurait été si tentant de hurler à s'en perforer les poumons, Dagher restait de marbre, le menton légèrement redressé, et toutes les fibres de son être semblaient tendues à l'extrême, et ce d'une telle manière qu'il était étonnant qu'aucune fissure n'apparaisse au coin de ses lèvres alors qu'il faisait l'effort de se décontracter de façon quasi-imperceptible afin de sommer la jeune femme qui lui faisait face de lui retirer cette sale araignée de là. Tout, dans cette situation, lui faisait horreur. La façon dont elle s'était accroupie pour se mettre à sa hauteur (même s'il s'agissait d'un geste judicieux, compte tenu du fait qu'il aurait sûrement été encore plus irascible si elle l'avait surplombé de toute sa hauteur), l'élément de surprise, le fait qu'elle maîtrisait complètement la situation (et pas lui), et puis ces pattes velues, qui lui semblaient si disgracieuses, si dégoûtantes, mais il ne savait pas d'où venait ce dégoût, et il le refusait ce dégoût, il n'en voulait pas ; pourquoi une créature aussi minuscule était en mesure de le mettre dans un tel état ? De quel droit se permettait-elle de susciter chez lui un tel effroi ? Il essayait de raisonner, de se figurer qu'il ne s'agissait que d'une araignée, d'un animal comme un autre, mais il ne pouvait rien y faire, il était écœuré et affolé, et il ne pouvait rien y faire. Confronté à ses propres faiblesses, ses propres limites, il enrageait silencieusement, contenant et refoulant ces émotions indésirables dont il ne savait que faire, car on ne lui avait jamais vraiment appris comment les évacuer, aussi se contentait-il d'espérer avec la naïveté violente du désespoir qu'elles finiraient par s'évaporer dans les airs, de la même manière spontanée et inopinée qu'elles étaient apparues. Et l'attitude incompréhensible de la jeune femme qui lui faisait face ne faisait que le conforter dans son idée, cette idée qu'elle le narguait, qu'elle se gaussait bien de le voir réduit à une telle impuissance, lui l'avocat prétentieux avec son costume trop bien repassé et son attaché-case de snobinard, lui dont avait triomphé une toute petite araignée, son araignée à elle, l'abaissant par la même occasion à un immobilisme des plus émasculant dont il tentait progressivement, vainement, de s'extirper. Elle récupère son précieux bien, lui récupère l'usage de la parole, puis de son corps, il se contracte puis se force à se détendre, et vrille sur cette étrange femme un regard à la fois déconcerté et déconcertant tandis qu'elle… Oui, elle susurrait des petits mots à l'oreille de sa bestiole. Dagher, interloqué, confus, énervé garde son regard fermement braqué sur elle ; il se demande où tout ce manège va les mener, et ce qu'elle peut bien avoir en tête. Il ne comprend pas, comme bien souvent, ce qui se passe ; mais il ressent, et ce qu'il ressent ne lui plaît décidemment pas. « Qu'est-ce qu'il serait advenu d'elle si vous ne l'aviez pas trouvée ? » C'est plus fort que lui, il laisse échapper un ricanement nerveux, ricanement qui prend une très nette teinture sarcastique quand il traduit l'expression innocente de son interlocutrice comme un signe qu'elle n'était absolument pas ironique, et que sa question était à prendre au premier degré. Elle ne plaisant pas. Il avait envie de lui crier dessus "Et moi, que serait-il advenu de moi si vous l'aviez pas trouvée ?!" mais il se retient, de justesse – il avait déjà entrouvert les lèvres mais réprime, au dernier moment, ces quelques syllabes bien trop agressives qui n'avaient pas leur place dans la bouche d'un candidat aux élections. « Oh de terribles choses sans doute, mais n'y pensons plus puisque je l'ai "trouvée" et suis parvenu à la protéger de tous les dangers éventuels que l'on encourt dans ce parc… » lâche-t-il sur un ton légèrement mesquin, sarcastique au possible, roulant les yeux dans ses orbites comme si l'ironie qui perçait dans sa voix n'étaient pas suffisante pour exprimer son agacement. Et alors, elle tend vers lui ses mains au creux desquelles est lovée le précieux arachnide, s'émerveillant de la retrouver intacte et aussitôt il cesse un peu de faire le malin, déglutit péniblement et se rétracte de nouveau ; « Qu'est-ce que v… » il ne termine pas sa phrase, le feu lui monte aux joues – ce n'est pas possible, elle se fout de sa gueule ! « MAIS ENLEVEZ-MOI ÇA DE LÀ BORDEL ! » hurle-t-il, furieux, n'en pouvant plus. Il ne lui faut que deux ou trois secondes pour recouvrer son calme, les traits de son visage finissent par s'adoucir, tant bien que mal, et il s'efforce de faire le vide dans son esprit, occultant momentanément toutes les envies de meurtre qui pouvaient bien lui traîner dans la tête à cet instant précis. « Je suis ravi que vous ayez récupéré votre chère bestiole intacte, ne vous méprenez-pas, mais si vous préféré votre araignée saine et sauve et avec ses huit pattes, je vous suggère, que dis-je je vous conseille vivement de l'ôter de sous mon nez. » articule-t-il avec une sérénité factice, monté de toutes pièces, et qui risquait, comme toute installation artisanale, de s'effondrer à chaque instant. Il ne s'était pas départi de son sarcasme, et son sourire poli et hypocrite tenait plus du rictus haineux et crispé que d'un véritable signe d'amabilité courtoise, mais s'en apercevait-elle seulement ?

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