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 when dagher met malin

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Lézardée
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MessageSujet: when dagher met malin   Lun 5 Déc - 0:43

Il devait être huit heures du matin lorsque la jeune femme s’élança dans les rues d’Ocean Grove. Cela faisait partie de sa petite routine matinale, rituel qu’elle avait commencé il y a des années. Il y avait quelque chose d’incroyablement satisfaisant dans la course, une sorte d’épanouissement qui lui était désormais nécessaire et l’aidait à se concentrer. Elle vivait à Miami depuis très peu de temps, à peine une semaine et pourtant, plusieurs la saluaient lorsqu’ils la voyaient passer devant leur demeure. Car elle n’était pas la seule à répéter tous les matins les mêmes gestes. Les gens du quartier semblait réglé leur vie à la minute près, toujours la même. Et si elle ne se rendait pas réellement compte qu’elle faisait de même, elle croisait toujours madame Finnighan qui promenait (ou se faisait entrainer) par son caniche royal deux fois plus grand qu’elle, monsieur d’Anjou, ce vieil immigré français amer et cynique arrosait ses plantes tous les jours au même moment, dévisageant Malin et son short plutôt moulant noir, sans qu’elle ne puisse dire s’il appréciait son corps ou au contraire, s’il marmonnait dans son dos. Il y avait plusieurs habitants qu’elle ne connaissait pas et qui sortaient chercher leur journaux et lui souriant ou lui envoyant un signe de la main. Plusieurs autres courraient, tout comme elle et c’était de coutume de se dire bonjour. Et enfin, lorsqu’elle retournait vers chez elle, près d’une heure plus tard, il y avait le maire de la ville assis devant sa maison et observait ce qui se déroulait dans sa ville.

Depuis le moment où la jeune femme l’avait aperçu, elle avait souhaité établir contact. Pourtant, quelque chose l’en empêchait. Elle n’était pourtant pas une personne timide, elle ne semblait reculer devant rien et parvenait toujours à ses fins. Qu’elle reste aussi passive face à Dahger, qu’elle attende le bon moment ou mieux, qu’elle espère qu’il sera le premier à l’aborder ne lui ressemblait pas. Il y avait probablement un trop gros enjeu pour lui permettre d’improviser. Elle n ‘avait pas réellement droit à l’erreur. Elle revenait vers sa maison et c’est alors qu’elle remarqua Yolanda, une femme de son âge qui habitait deux maisons plus bas se dirigeant chez elle. Elle frappait contre la porte de Malin d’un geste vif et alla même regarder par les fenêtres du salon. La belle ne sut pas quoi faire, elle ne pouvait pas retourner chez elle, puisque cela signifiait devoir parler à sa voisine. Ce n’était pas qu’elle n’était pas gentille, mais elle était simplement incapable de se taire. Ainsi, elle vous parlait pendant des heures sans se soucier de vos autres plans, elle n ‘avait aucun respect de la vie privée et avait des manières parfois douteuses. Ainsi, il n’était pas rare qu’elle s’invite à diner chez vous, qu’elle vous emprunte des objets sans réellement demander la permission ou qu’elle vous touche. Car oui, elle était quelqu’un de très tactile. Et pour une raison que Malin ne comprenait pas, elle la prenait pour sa meilleure amie. Pourtant, elle ne s’était pas montré très amicale lors de leurs rencontres, mais cela ne semblait n’avoir aucune importance, elle l’appelait sans cesse et passait la voir à l’improviste plusieurs fois par jours. Et comme elle ne travaillait pas encore, la suédoise n’avait aucune excuse concrète pour la faire déguerpir. Sous la panique ressentit, Malin se dirigea rapidement chez son voisin d’en face. Elle ne savait pas vraiment comme cela empêcherait Yolanda de la voir lorsqu’elle retournerait chez elle, mais elle pouvait parier qu’elle ne viendrait pas la déranger, pas tant qu’elle serait en compagnie de Dahger, du moins, Effectivement, à plusieurs reprises déjà la propriétaire d’un chenil avait fait mention de ses sentiments partagés pour le maire. Elle semblait être amoureuse de lui et si au départ elle s’était montrée un peu trop persistante, elle avait vite compris que cela ne plaisait pas à Dahger. Et maintenant, elle jouait la carte de l’indifférence. Cela ne durerait probablement pas tellement longtemps, puisque la jeune femme était incroyablement dépendante et ne saurait pas résister, mais pour le moment, elle tenait le coup.

Lorsque l’homme tourna la tête vers elle, Malin venait de s’accoter derrière l’arbre de Dahger, se cachant ainsi de la vue de l’intruse, ou du moins l’espérait-elle. Malin haussa les épaules avec un petit rire. « C’est complètement puérile, mais je n’arrive pas à me débarrasser d’elle, c’est intenable! » Voilà, c’était fait. Il ne restait plus qu’à espérer une réponse.

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MessageSujet: Re: when dagher met malin   Lun 5 Déc - 0:43

Dagher avait toujours été un lève-tôt. Il aimait la quiétude de l'aube, émerger lentement alors que le soleil ne s'était pas encore levé, siroter son café en ayant conscience que tout le voisinage était encore endormi, et il n'était pas rare qu'il aille prendre son petit déjeuner dans le jardin, appréciant le silence dans lequel celui-ci reposait. Vers cinq heures, les oiseaux qui piaillaient gaiement à longueur de journée devaient encore dormir, et les plus matinaux d'entre eux évitaient sans doute soigneusement le jardin du suédois, car il était de notoriété publique chez les volatiles que les piafs les plus audacieux qui avaient osé poussé la chansonnette sur ce territoire maudit n'étaient plus là pour s'en vanter. La carabine de Dagher Nystrand ne traînait jamais bien loin de sa tasse de café (nous étions en Amérique, après tout). Installé à sa table en fer forgé, Dagher était occupé, comme bien souvent le matin, à terminer de lire le journal de la veille. Depuis le début de son mandat, il se sentait bien plus préoccupé par les nouvelles locales qu'il pouvait l'être auparavant, ce qui n'était pas complètement étonnant. Il ne lui reste plus que la page des bandes-dessinés. Un sourcil haussé, il médite les aventures cartoonesques d'une sorte de chat doué de parole, ne comprenant décidément pas l'intérêt et l'attrait de cette rubrique. Sans être parvenu à sourire une seule fois, il repose le quotidien, presque déçu d'être aussi imperméable à cette forme d'humour que la veille. Il pousse un soupir et sa tasse de café par la même occasion, avant de se lever pour aller ranger la vaisselle salle et déposer le Miami Herald défraichi avec la pile de papiers à recycler. Pensif, il reste un long moment dans la cuisine, les paumes posées à plat contre le meuble qui soutenait l'évier, le regard perdu, dans le lointain, par la fenêtre. Il vivait seul depuis des mois et, curieusement, ne s'y faisait pas. N'était-ce pas ce dont il avait rêvé toute sa vie ? La solitude suprême ? Depuis le départ de Pacey, le 3640 Lemon Street lui semblait être un vrai havre de paix, et s'il était évident que la petite brune lui manquait, il n'en restait pas moins que la tranquillité qui régnait dans une maison vide était ce qu'il avait toujours recherché - puisqu'il s'agissait de l'exact opposé de ce que ses parents avaient pu lui offrir. Le jeune maire émerge finalement de sa torpeur quand Garnett, son vieux chat qui avait l'air d'être passé à la machine à laver trop de fois, vient se frotter contre ses biceps. Ramené de force à la réalité par le fauve borgne, Dagher le félicite d'une légère caresse sur le haut du crâne pour la souris que celui-ci, triomphant, venait de lui ramener, avant de partir remplir sa gamelle de croquettes. Il lui restait plus de trois heures avant l'heure d'embauche, ce qui lui permettait de s'acquitter d'un certain nombre de tâches avant de partir pour le boulot ; l'ennui, le nordique ne connaissait pas ça.

Un peu avant neuf heures, après avoir accompli les diverses besognes dont il avait à s'occuper ainsi que les quelques courses qu'il avait à faire, Dagher s'installe dans son jardin frontal en compagnie de Garnett afin de profiter des nouvelles du jour (il était passé acheter le journal entre temps) en sirotant son second café (il y a quelques mois de cela il aurait tenu une cannette de bière et non une tasse de café dans sa main, mais les temps avaient changé et il prenait garde à son image dorénavant). D'un naturel curieux, il lève de temps à autre le regard, observant et notant scrupuleusement chacun des faits et gestes du voisinage. Il ne manque pas de contracter ses lèvres en un sourire faussement poli quand Edna Barwick vient relever son courrier - une inimité féroce et mutuelle les liait depuis toujours.  Dagher Nystrand avait le don pour les relations compliquées et/ou conflictuelles avec ses voisins. Intrigué et dubitatif à la fois, le jeun maire lève une nouvelle fois le regard de son journal quand une de ses voisines, Malin Lyngstrad, vient se planquer derrière un arbre de sa propriété. Il n'avait pas encore eu l'occasion de lui adresser la parole et se faisait la réflexion depuis un moment qu'il serait bon d'aller faire connaissance avec la jeune femme, d'autant que le nom de celle-ci laissait penser que les deux voisins avaient peut-être des racines communes. Un peu déconcerté par l'aveu de Malin, Dagher met un temps à comprendre de quoi il s'agit, et son regard ne s'éclaire qu'après avoir navigué entre la silhouette de la brunette et celle de Yolanda, une autre voisine. « Oh, je vois... » Il repose sa tête de café sur une table attenante, puis replie son journal en observant Yolanda du coin de l'oeil. « C'est une femme farouchement persévérante que nous avons là, elle ne va pas quitter votre perron de sitôt, je le crains... » concède Dagher avec un rictus mi-compatissant, mi-amusé. Lui-même avait dû s'armer de patience pour chasser cette créature de son terrain. Le scandinave se penche alors pour caresser distraitement Garnett qui venait se frotter contre ses mollets tout en ronronnant de plus belle. « Conformément au droit d'asile, il va de soi que je vous autorise à séjourner sur mon territoire le temps nécessaire. » ajoute-t-il, probablement dans une tentative d'humour, même si c'était toujours difficile à déterminer avec lui, puisqu'il n'avait définitivement pas la fibre comique. Il finit par se lever de sa chaise, et Garnett se sauve alors en filant à l'autre bout du jardin. « Nous n'avons pas été dûment présenté je crois. Je m'appelle Dagher Nystrand. À quelques exception près (petite inclination de tête en direction de Yolanda) j'espère que vous plaisez à Ocean Grove. » poursuit-il en se dirigeant vers Malin Lynstrad avant de lui tendre la main, poliment.

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